un univers
multidimensionnel
la théorie des
cordes
1919 |
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L'idée d'un nombre
de dimensions supérieur à 4 n'est pas nouvelle. Cette hypothèse a été
émise par T. Kaluza,
un mathématicien germano-polonais. Ce
dernier utilisait
une 5ème dimension pour unifier les deux interactions
connues à l'époque : l'électromagnétisme développée par J.C. Maxwell, et la
gravitation introduite par A.
Einstein.
La théorie
de Kaluza à le mérite
de préserver toute la beauté géométrique de la relativité générale, mais y
ajoute la lumière en tant que vibration dans la cinquième dimension.
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1926 -
O.Klein |
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La théorie
de
Kaluza
est améliorée par O.Klein,
un physicien suédois. Il parvient à expliquer pourquoi on ne peut
pas percevoir cette dimension supplémentaire. Il émet l'hypothèse qu'elle
est enroulée sur elle-même telle une feuille dont on ferait un cylindre.
Il suffit alors que ce cylindre ait un rayon extrêmement petit pour devenir
imperceptible et se confondre avec une simple ligne, un
peu comme un fil de soie très fin ne semble avoir qu’une dimension (la
longueur), alors qu’il suffit de le regarder au microscope pour s’assurer qu’il
a bien un certain diamètre.
Vers 1930, la théorie Kaluza-Klein s'effaça devant la déferlante de la mécanique
quantique.
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1930 |
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E.
Schrödinger et W. Heisenberg
développent la mécanique quantique, une théorie de l'infiniment petit dans
laquelle les particules de matière interagissent entre elles par l'échange de
petits paquets d'énergie appelés quanta.
L’électron n’est plus décrit comme une particule à laquelle on peut attribuer une orbite précise.
Le
principe d'indétermination montre que l'on peut seulement déterminer avec précision
la position ou la vitesse d'une particule mais jamais les deux à la fois. Ce
principe se trouve à l'origine du système probabiliste de la mécanique
ondulatoire.
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Tout
ce qui existe dans l' univers serait constitué non pas de particules
assimilables à des points comme on le pensait jusqu'à alors mais plutôt à des
cordes, sorte de fils ultra minces à une seule dimension... |
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L'intérêt
de la théorie des cordes pour les théoriciens de la physique est qu'elle
surmonte, et par là même unifie, les 2 grandes théories de la physique
moderne : celle de la "relativité générale" et celle de la "mécanique quantique".
Jusque
là, la relativité générale d'Einstein et la mécanique quantique se sont
partagées les 4 forces fondamentales auxquelles sont liés tous les phénomènes
de la nature.
Ces forces étant la gravitation, l'électromagnétisme, l'interaction faible, et
l'interaction forte. Les scientifiques tentèrent alors de combiner ces 4 types
d'interactions à l'aide de la théorie dite de la supersymétrie. Mais
le problème s'avère néanmoins ardu, les physiciens ne parvenant pas à
englober l'interaction gravitationnelle dans leur théorie unificatrice...
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1971
Les
physiciens rêvent donc d'unifier toutes les interactions existantes en une
seule Superforce, laquelle aurait comme propriété une supersymétrie qui
unirait les fermions (particules de matière) aux bosons (particules de force).
La
supersymétrie transforme la fonction d'onde
(représentation mathématique de l'état quantique) d'une particule ordinaire
en celle d'une hypothétique superparticule (appelée sparticule)
en modifiant la valeur de son spin (rotation de la particule
sur elle-même).
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Chaque
particule va donc être associée à une sparticule correspondant
PARTICULES |
SPARTICULES |
photon |
photino |
gluons |
gluinos |
W+, W-, Z0 |
winos, zino |
graviton |
gravitino |
Higgs |
Higgsino |
quarks |
squarks |
lepton : électron |
slepton:sélectron |
lepton : muon |
slepton : smuon |
lepton : tau |
slepton : stau |
lepton : neutrinos |
slepton:sneutrinos |
1991-1995
:
ondes et particules (louis de broglie) |
Parce que les constituants de la matière sont à la fois des ondes et des
particules, le défi que s'est lancé la théorie des cordes est de réconcilier ces
deux points de vue... Louis de Broglie précisera à ce sujet que les ondes peuvent
justement se
comporter comme des particules, et vice versa.
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1980 |
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La
théorie des supercordes obéit aux lois de la supersymétrie. Certaines cordes
se refermeraient en boucles, d'autres seraient ouvertes et comporteraient donc
deux extrémités. Mais leur longueur à toutes seraient des milliards de
milliards de fois inférieure à celle d'un noyau d'atome.
A
plus grande échelle, elles apparaîtraient comme de simples points et l'on
retrouverait alors l'aspect de nos particules "habituelles". Dans
la théorie des supercordes, toutes les particules existantes ne seraient en
fait que différents modes de vibration d'une seule et unique supercorde...
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l'univers
selon Calabi-Yau |
un
espace multidimensionnel enroulé |
Une classe particulière de formes géométriques six-dimensionnelles satisfait
les conditions des équations de la théorie des cordes. Ces figures sont
connues sous le nom d'espaces de "Calabi-Yau". |
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Les calculs montrent que 9 dimensions spatiales indépendantes sont nécessaires à
la théorie des cordes. Puisque les cordes sont très petites, non seulement elles
peuvent vibrer dans des dimensions grandes et étendues, mais elles peuvent tout
aussi bien osciller dans d'autres dimensions, enroulées et minuscules.
Et nous pouvons ainsi satisfaire, dans notre Univers, l'exigence des neuf
dimensions spatiales de la théorie des cordes, en supposant qu'en plus de nos
trois dimensions spatiales, il en existe six autres enroulées sur elles-mêmes.
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la
théorie M - Le
Monde des branes |
1990. Horava
et Witten - Un Univers à 11 dimensions. |
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Sa
théorie représente les particules élémentaires de la physique par des cordes
extrêmement petites (100 milliards de milliards de fois plus petites qu'un
noyau d'hydrogène) évoluant dans un espace étrange à 10 ou 26 dimensions,
pouvant vibrer à différentes fréquences ou "résonances".
Pour
décrire les mouvements vibratoires d'une corde, il faut représenter un espace
avec un grand nombre de dimensions.
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"La
théorie M"
ajoute aux cordes des objets multidimensionnels (les branes) et une
dimension spatiale supplémentaire.
Notre Univers serait donc une brane à 5
dimensions (4 pour l'espace-temps + celle apportée par la théorie
M) auxquelles s'ajoutent les 7 autres dimensions spatiales (très
petites) issues de la théorie de supersymétrie.
Dans
le cas du scénario de "l'univers
Ekpyrotique" proposé
en 2001 par Khoury et Steinhardt, le Big Bang correspondrait à une
collision entre les branes.
L'
Univers serait alors un gaz de "mondes-branes" ne cessant de se croiser et de se
percuter générant à chaque fois un nouveau Big Bang...
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un
espace multidimensionnel enroulé |
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Les
dimensions supplémentaires seraient si petites qu'a grande échelle nous ne
pourrions les détecter. Par exemple, un cheveu semble être un fil à une
dimension mais si on l'observe à une échelle de l'ordre de son rayon, il apparaît
comme étant un cylindre, donc à deux dimensions.
La
théorie affirme que pour détecter une dimension d'échelle D, il faudrait
atteindre une énergie de l'ordre de hc/D, où h est la constante de Planck et c,
la vitesse de la lumière.
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Notre
Univers doit ici être vu comme une brane flottant dans un
espace fondamental à 9 dimensions.
Les
cordes ouvertes, comme les fermions (quarks) dont est constitué la matière,
seraient confinées dans notre brane alors que les cordes fermées comme le
graviton pourrait coexister dans d'autres dimensions ce qui expliquerait la
faible intensité de la gravitation comparé aux autres forces fondamentales.
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